ETYMOLOGIE ET DEFINITION
Le mot Energie vient du grec EN et ERGON ce qui signifie littéralement: EN ACTION. ?
L'étude de l'énergie sera donc celle des forces en action.
Chapitre 1
LA LOI D'HARMONIE UNIVERSELLE
Ondes et vibrations sonores
L'onde est une vibration qui se propage dans un milieu déterminé, véritable énergie pure en mouvement.
Un son se propage dans toutes les directions telles les ondes de l'eau, il obéit à la loi du cercle. Un son n'acquiert un sens que lorsqu'il devient complexe, c'est à dire lorsqu'il contient des harmoniques.

Prenons pour Unité la corde : OA
Si nous la laissons vibrer sur toute sa longueur, elle produit un son que nous appelons DO, à titre d'exemple. Mais elle contient en puissance, en tant qu'Unité, tous les autres sons.
La division binaire produit un son à l'octave. C'est avec la division ternaire, qui entraîne avec elle le cycle des quintes, que s'exprime la loi de génération.
Le concept traditionnel depuis le UN jusqu'au TERNAIRE est décrit dans toutes les cultures, Orientales et Occidentales. Le UN et le DEUX donnent le concept (conception), le TROIS donne la forme.
Les trois représentations de l'octave:
La représentation linéaire de l'octave est connue de tous.
La représentation circulaire de l'octave met en évidence sa division: les mouvements sont harmonieux et cependant irréguliers. Par deux fois, un ralentissement s'effectue, dans la progression de l'énergie, et aboutit aux demi-tons.
Dans Représentation spiralée: L'octave commence de façon linéaire avec Do-Ré-Mi. Le ralentissement entre Mi et Fa amène un changement de direction. Puis les vibrations continuent avec Fa-Sol-La-Si dans une progression linéaire.
Entre Si et Do un nouveau ralentissement provoque un second changement de ?direction. Suite à cette octave, une seconde va continuer le processus d'enroulement, et la déviation est plus accentuée, de sorte qu'au bout d'un certain nombre d'octaves, la ligne va aller dans une direction opposée à la direction originelle pour revenir ensuite à sa direction première,bouclant la boucle".

Nous avons ici l'apparence de deux spirales entrelacées. Dans la génération des quintes, il faut douze quintes, soit sept octaves, pour retrouver à un comma près, le point de départ.
Ce phénomène physique est régi par le nombre d'Or qu'il est possible de construire par la quinte avec Dom Neroman.
Qu'il s'agisse des galaxies, du monde de l'énergie, du mouvement des étoiles ou des planètes, de la physique ou encore de l'observation de la nature, tout se résume en la courbe spirale.
Si la médiété est arithmétique (racine du mot: rythme) nous avons avec 3/2 la clé de l'édification musicale, c'est à dire énergétique du Cosmos. ??Si la médiété est géométrique, nous avons alors avec (racine carré de 5 - 1 /2 = 0,618 en relation avec le nombre d'or), la clef de l'édification des formes du cosmos.

La relation entre la progression arithmétique et géométrique est celle qui relie énergie et matière.
Deux parcours sont donc possibles pour l'énergie, si la stimulation a été assez puissante: celui des rayons ou celui de la spire. Tous les deux la font évoluer dans la même direction, le premier avec rapidité, mais discontinuité, le second avec plus de lenteur mais continuité.
Au niveau de la genèse des formes on a là la description des
anastrophes et des catastrophes. L'anastrophe monte la marche de l'escalier,
ce qui a pour effet de donner une information, et à partir de ce point
la catastrophe développe les potentialités.
Le point focal (centre) est l'image d'une parcelle d'infiniment petit d'énergie infiniment grande. Tel le modèle du Big bang en astrophysique.
Dans l'évolution, l'explicitation de l'énergie se regroupe dans des formes de plus en plus complexes: minérales, animales, végétales et humaines. On parle alors d'énergie vitale.
Dans l'involution, le retour vers le point focal décrit l'énergie spirituelle qui génère l'Esprit.
La lumière : ondes ou particules ?
Les théories de Newton se fondaient sur l'hypothèse voulant que la lumière soit constituée par un courant de particules minuscules, dites corpuscules.
Christian Huygens, physicien hollandais, contemporain de Newton développa l'idée que la lumière ne soit pas un courant de particules mais une onde, qui se propagerait à travers une substance invisible qu'il qualifia "d'éther lumière".
Au XVIII° siècle, Young s'inspira du comportement des "rides" à la surface d'une mare pour concevoir une expérience qui démontrerait si la lumière se propageait ou non de la même manière.
Là où les deux vagues élèvent la surface de l'eau, nous observons une crête plus prononcée; là où une vague s'efforce de créer une crête et où l'autre tente de provoquer une dépression, les deux s'annulent et la surface de l'eau n'est pas perturbée. On a nommé ces effets INTERFERENCES constructives et destructives ( ou pattern d'interférences). ??
La dualité onde-particule apparaît avec De Broglie lorsqu'il pensa que les ondes étaient associées à des particules, et suggéra qu'une particule telle qu'un photon est en fait guidée par l'onde à laquelle elle est liée. Il en résulta une description mathématique complète du comportement de la lumière, qui tenait compte des expériences tant ondulatoires que corpusculaires.
Cette théorie adaptée aux constituants atomiques crée la "mécanique quantique".
L'univers quantique
Si l'Univers est une entité immense, il est constitué d'éléments minuscules et son destin dépend autant de leur nature intime que de la structure d'ensemble.
Le flou quantique:
Dans la physique classique, la masse d'un corps fût toujours associée à une substance matérielle indestructible. ????
Planck, Einstein ont découvert un aspect "corpusculaire" aux ondes lumineuses. En interagissant avec la matière, les ondes ne transfèrent l'énergie que par "paquets quantifiés". L'énergie de ces paquets corpusculaires ou Quanta, est donnée par la relation : E = "h" x fréquence. Dès lors, l'onde régit la position de la particule, selon un processus probabiliste: là où l'onde est plus intense, plus grande est la probabilité de trouver la particule. L'onde est une onde de probabilité, non matérielle, mais sa structure, en renforçant dans l'espace, selon des configurations variables au cours du temps, la probabilité de trouver de la matière ou de l'énergie, lui donne un aspect à la fois "matériel et énergétique". Les particules peuvent donc être simultanément des ondes.
Il en est donc terminé de la séparation matière, objet perçu, palpable et donc considéré comme réelle et du concept purement mécaniste de l'énergie. Toute matière est vibratoire selon ondes et corpuscules. La loi d'harmonie Universelle leur est contingente.
La Fonction d'Onde
L'expérience se déroule ainsi. Imaginons un écran, percé de deux petits trous. Il peut s'agir de fentes longues et étroites comme dans la célèbre expérience de Young avec la lumière, mais des petits trous ronds conviendront également.
D'un côté de ce mur, il en est un autre qui accueille un détecteur; enfin il est une source de photons ou d'électrons .
On obtient deux modèles de résultats. Sur le premier, l'une ou l'autre fente est ouverte, l'autre étant fermé. Sur le second les deux fentes sont ouvertes. On constate que les résultats des deux expériences ne sont pas similaires d'une part et d'autre part le modèle observé avec les deux fentes ouvertes n'est pas le même qu'en additionnant les résultats concernant chacune des fentes prises séparément. ?
La fonction Psi de Schrödinger, ou variable de l'équation ondulatoire, a quelque chose à voir avec un électron ou toute autre particule. Si Psi est une onde, il n'est pas surprenant de constater qu'elle diffracte et engendre un modèle d'interférence.
Inutile dans l'expérience d'essayer de

tricher, en ouvrant ou en fermant rapidement l'un des trous tandis que l'électron se trouve en transit dans l'appareil. Ca ne marche pas, le schème sur l'écran est toujours le "bon" par rapport à l'état des trous à l'instant où l'électron les traversait.
Nous pouvons essayer de "voir" quel trou l'électron emprunte
avec un dispositif enregistrant par quel trou passe l'électron tout en
lui laissant la possibilité de poursuivre sa route vers l'écran
détecteur. 
Dans ce cas les électrons se comportent comme des particules ordinaires. Nous voyons toujours un électron face à un trou ou à un autre, mais jamais face aux deux à la fois et le modèle qui s'inscrit alors sur l'écran est un modèle additif, sans aucune trace d'interférence.
Non seulement les électrons savent que les deux trous sont ouverts, mais ils savent de plus si nous les observons ou non; et ils adaptent leur comportement en conséquence. ?
Il n'y a pas d'exemple plus évident de l'interaction entre l'observateur et l'expérience. Quand nous tentons d'observer l'onde électronique qui se propage, elle se transforme en une particule précise, mais quand nous ne l'observons pas, elle conserve toutes ses options ouvertes.
?A moins d'être observé, il n'est rien de réel, et tout ce qui n'est plus observé cesse d'être réel.
Le Chat de Schrödinger:
Le concept sous tendant cette expérience imaginée est très simple. Schrödinger suggéra que nous pensions à une boîte qui contient une source radioactive, un détecteur qui enregistre la présence de particules radioactives, une fiole contenant du poison tel que du cyanure par exemple, et un chat vivant.
L'appareil dans la boite est réglé de sorte que le détecteur fonctionne pendant un temps suffisant pour qu'il y ait cinquante pour cent de chance que l'un des atomes radioactif se désintègre et que le détecteur enregistre une particule. Si le détecteur enregistre un tel événement, la fiole se brise et le chat meurt; dans le cas contraire le chat vit.
Nous n'avons aucun moyen de connaître l'issue de cette expérience jusqu'à ce que nous ouvrions la porte pour regarder à l'intérieur; la désintégration radioactive se produit tout à fait au hasard et est imprévisible, sauf dans un sens statistique.
Selon l'interprétation dite de Copenhague", comme dans l'expérience avec les deux trous, il existe une probabilité égale que l'électron passe à travers l'un ou l'autre trou, et les deux possibilités se chevauchant entraînent une superposition des états.
L'ensemble de l'expérience se conforme à la règle selon laquelle la superposition est réelle jusqu'à ce que nous observions l'expérience, et que c'est seulement à cet instant de l'observation que la fonction ondulatoire s'effondre dans les deux états.
Jusqu'à ce que nous regardions à l'intérieur, il y a un échantillon radioactif qui à la fois se désintègre et ne se désintègre pas, une fiole de poison qui n'est ni brisée ni intacte, et un chat qui est à la fois mort et vivant, ni vivant ni mort.
Nous ignorons ce qu'il advient à l'intérieur de la boîte tant que nous ne procédons pas à son observation. L'expérience du chat dans la boîte présente vraiment une coloration paradoxale. Il est impossible de la réconcilier avec l'interprétation stricte de Copenhague sans accepter la "réalité" du chat mort-vivant, et cela a amené Wigner et John Vheeler à considérer la possibilité que, en raison de la régression infinie de la cause et de l'effet, l'ensemble de l'univers pourrait ne devoir son existence "réelle" qu'au fait qu'il est observé par des êtres intelligents.
Partant du big-bang, l'univers s'étend et se refroidit; après plusieurs milliards d'années il engendre des êtres capables d'observer l'univers, et des "actes de participation de l'observateur confèrent à leur tour une réalité tangible à l'univers non seulement présent, mais encore passé". Il se peut qu'en observant les photons du rayonnement cosmique fondamental - l'écho du big bang - nous créions le big bang et l'univers . ??
Mais que devient la réalité "en soi", cette chère réalité unique ? . ??
Elle devient probablement ce que veut la conscience. Comme le dit Pearce, " l'esprit humain reflète un univers qui reflète l'esprit humain". On voit que le chat de Schrödinger nous amène à la Maya des Hindous.
D'une façon assez générale nous avons assez peu le sentiment que la conscience est le constructeur de la réalité. Selon l'hindouisme, conscience et constructeur de réalité sont synonymes. Dans la mythologie de l'Inde, le constructeur de réalité, est représenté par Shakti, contrepartie féminine de Shiva. Le pouvoir de la conscience est la conscience, et c'est shiva-shakti qui transpose l'univers phénoménal en existence.
Le vide quantique:
Une autre entité surprenante, si vraiment elle peut être qualifiée d' entité est le vide. Pour le bon sens commun, le vide n'est rien ou plus exactement, de l'espace avec Rien.
Pour les physiciens quantiques, le vide est plus compliqué. Déjà la relation d'incertitude d'Heisenberg relative à l'énergie le laisse présumer: un électron, ou une autre particule, peut voir son énergie fluctuer.
Or cela peut arriver même sans électron: en tout endroit du vide de l'énergie peut apparaître par "fluctuation" à partir de rien, pourvu que, en accord avec la relation d'incertitude, cela dure moins longtemps et que la violation soit plus forte.
La théorie de Dirac ne réussit pas seulement à très bien expliquer les détails subtils de la structure atomique, mais révèle également une symétrie fondamentale entre matière et antimatière. Elle annonça l'existence d'un antiélectron pourvu de la même masse que l'électron, mais avec une charge opposée.
Dès que, par fluctuation, une énergie suffisante apparaît, elle est utilisable pour en sortir un électron et ainsi apparaît une paire de particule et d'antiparticule: un électron et un antiélectron ou positron.
Un des aspects essentiels de l'antimatière est sa propension à s'annihiler avec la matière correspondante à la moindre occasion de rencontre, en libérant l'énergie de masse.
Il est possible de confiner des antiatomes d'antihydrogène dans des récipients formés non pas de parois de matière, mais de parois magnétiques. Alors cette antimatière peut être conservée sans problème. L'antimatière, pourvu qu'elle soit isolée de la matière, est aussi stable qu'elle.
Le Bouillonnement Quantique:
Quelques physiciens croient que c'est la substance du néant qui compose les vrais constituants de base de la matière. .
Pour Vheeler, si nous pouvions examiner au microscope ce néant de l'espace, nous verrions que la structure de l'espace-temps se présente comme une mer turbulente remplie de bulles.
Ces turbulences, ces bulles, sont la trame et les déformations de l' espace vide et contiennent ce qu'il appelle le "bouillonnement quantique". Il écrit " l'espace de la géométrie quantique peut être comparé à un tapis bouillonnant étendu sur un paysage qui ondule lentement...Les variations microscopiques et continuelles qui interviennent, les nouvelles bulles qui apparaissent et les anciennes qui disparaissent, symbolisent les fluctuations quantiques de cette géométrie".
Jack Sarfatti quant à lui conçoit le bouillonnement quantique comme une mer turbulente formée de micro trous noirs alternant avec des trous blancs. Ces minuscules trous noirs et blancs (de 10-33 de diamètre), ayant une masse relativement énorme de 10-5g apparaissent et disparaissent continuellement.
Diverses forces électromagnétiques et gravitationnelles peuvent agir sur ce bouillonnement et former des modèles vibratoires, qu'on pourrait comparer aux ondulations d'un caillou jeté dans une mare. Ce sont ces modèles vibratoires, ou ces ondulations du bouillonnement quantique, que nous détectons comme étant des particules subnucléaires, selon Wheeler et Sarfatti.
Certaines sont des protons, d'autres des neutrons. Ces modèles agissent les uns sur les autres pour former des atomes, qui agissent à leur tour pour former des molécules, qui agissent enfin pour former la substance du monde physique. Ainsi aussi étrange que cela puisse paraître, les pierres et les étoiles seraient simplement des ondulations dans le néant.
Dans la physique nouvelle, la matière et l'espace temps vide deviennent ainsi la même chose. Les constituants de base de la matière ne sont pas des objets dans le sens où nous les connaissons, mais peuvent être perçus comme des micro trous noirs et des micro trous blancs.
Wheeler propose d'appeler les bulles du bouillonnement quantique des "whormholes", des tourbillons. Ils se présentent un peu comme une anse et ils peuvent relier deux régions de l'espace temps.
La distance entre les pôles des whormholes varie énormément selon qu'on se trouve dans un espace à trois dimensions ou qu'on effectue le trajet à travers l'espace creux compris à l'intérieur de l'anse. Un wormhole de Paris à New York sont distants de plusieurs milliers de km dans un espace à trois dimensions; mais la distance qui les sépare à travers l'espace du creux de l'anse peut n'être que de quelques centimètres.
Les wormholes forment donc des trous dans l'espace temps. Les trois dimensions de l'espace n'existent tout simplement pas au niveau du bouillonnement quantique. Les wormholes dans la structure de l'espace de Wheeler créent une interconnexion quantique mettant chaque point de l'espace en contact avec les autres. ?

D. Bohm et B. Hiley disent : "il est généralement connu que la théorie quantique présente des traits communs et frappants avec la fiction ... Cependant, on n'a pas assez souligné ce qui, à notre avis, constitue le trait le plus formidablement nouveau : l'interconnexion totale des divers systèmes qui ne sont pas en contact spatial" Il y a liaison omnijective entre la conscience et l'univers.
Les Interactions:
De nombreuses particules sont maintenant décrites qui toutes entre elles interagissent de manière diverses. Ces interactions sont en quelque sorte les descriptions des diverses qualités de l'énergie, qui viennent parfaitement compléter le tableau de la mécanique quantique (quantum ou quantité d'énergie).
On distingue:
Les Interactions électromagnétiques:
Les lois qui les décrivent (équations de Maxwell) sont connues depuis 1864. Elles ont été réexprimées dans le cadre de la mécanique quantique relativiste.
On a constaté que ces interactions sont en quelque sorte transportées par une particule spéciale: le photon.
Cette théorie est à la fois renormalisable et géométrisable.
Les interactions faibles:
Comprises plus récemment. Leur histoire, brièvement rappelée: on a d'abord constaté dans les années trente (Fermi) que la portée des interactions faibles était quasiment nulle; c'est à dire qu'elles ne se font sentir qu'à de courtes distances contrairement aux interactions électro- magnétiques.
Elles sont très peu intenses et ont la propriété de changer le caractère d'une particule: proton en neutron et vice versa par exemple.
Dans les années 58 à 69 un effort intense dans le domaine théorique et expérimental a permis de connaître la forme exacte des interactions faibles. C'est une théorie renormalisable de la catégorie géométrisable. Elle a un agent d'échange appelé "boson intermédiaire" qui est donc un peu analogue au photon, mais qui est très lourd, en gros quatre vingt dix fois la masse du proton.
Ces deux interactions, faibles et électromagnétiques entrent dans un moule commun. Elles sont deux facettes d'une même réalité.
Les interactions fortes:
Les particules à interactions fortes sont constituées de quarks. Leurs agents intermédiaires sont les "gluons" d'un mot qui signifie "colle" entre les quarks. Ces gluons ont des charges de couleur, ressemblant à des combinaisons de couleurs R/V/B.
L'interaction gravitationnelle:
Avec ses gravitons de spin 2 comme particules vectrices. Dans la théorie de Newton, la gravitation était une force agissant instantanément entre les corps massifs. ?Einstein s'était demandé si une masse en mouvement accéléré pouvait rayonner des ondes gravitationnelles, de la même façon qu'une charge électrique en mouvement accéléré rayonne des ondes électromagnétiques. Des 1918, il découvrit effectivement des solutions de ses équations du champ gravitationnel représentant des "ondulations de la courbure de l'espace-temps se propageant à la vitesse de la lumière". Il venait d'inventer la "lumière gravitationnelle" .
La structuration des particules:
On peut se représenter la particule de matière comme formée d'une région très petite mais de très forte densité (la région précisément occupée par la particule) baignant dans notre espace d'apparence "vide", que nous connaissons tous.
La région de forte densité peut être nommée espace fort, car on ne peut pénétrer facilement dans cet espace.

Au contraire, notre expérience nous montre que nous pouvons facilement nous déplacer dans l'espace "vide" qui entoure la particule. Il est plus exact cependant, de qualifier cet espace de "gravitationnel" que de "vide" car la particule exerce autour d'elle, dans l'espace où elle baigne, une attraction qui tend à faire qu'une autre particule s'approche spontanément d'elle. Cette attraction est nommée par les physiciens "interaction gravitationnelle"; son existence prouve que l'espace entourant la particule, qu'on pourrait croire vide", n'est pas si vide que cela, puisqu'il contient quelque chose qui émane de la particule de matière et qui attire vers elle les objets environnants.
Que se passe-t-il dans l'espace gravitationnel quand, comme c'est le cas pour une étoile ou une planète, on accumule un très grand nombre de particules les unes à côté des autres?.
En Relativité générale d'Einstein, où le phénomène est décrit géométriquement, on parle de trou noir.
Au lieu de l'espace gravitationnel considérons maintenant l'espace fort, tel que nous avons vu qu'il existait à l'intérieur d'une particule élémentaire.. Un tel espace fort correspond lui aussi, à une courbure de l'espace-temps; mais cette courbure est ici très localisée, elle s'arrête à la frontière de la matière, au lieu de se prolonger à l'infini, comme c'était le cas dans la courbure de l'espace gravitationnel.
Il existe deux types principaux de particules de matière. Elles se distinguent l'une de l'autre par la manière dont va s'opérer la courbure de l'espace à leur endroit; il s'agit des hadrons et des leptons chargé ?
Les hadrons peuvent être géométriquement schématisés comme une sorte de minuscule tourbillon créé dans l'espace. Ce tourbillon a la forme d'un "doigt de gant" relativement profond, déformant fortement l'espace sur une région microscopique (en fait sur un diamètre de l'ordre du millième de milliardième de millimètre). Ce qui est ici caractéristique est que la courbure de l'espace s'arrête aux bords mêmes du tourbillon, il n'y a aucun effet à distance, contrairement à ce qui avait lieu pour la courbure de l'espace gravitationnel.
Enfin pour que cette image soit plus conforme encore au modèle mathématique des hadrons, il faut ajouter que le tourbillon possède une frontière qui est en pulsation radiale.
La pulsation radiale de l'espace fort induit d'ailleurs une "onde" dans l'espace gravitationnel, tout autour du hadron, et cette onde n'est autre que le champ gravitationnel du hadron.
?Les hadrons sont des masses très diverses, se comptant par dizaines, avec généralement des "durées de vie" très courtes (très inférieures au milliardième de seconde). Parmi ces hadrons seuls le proton et le neutron quand ils sont à l'intérieur des noyaux atomiques, ont des durées pratiquement infinies (c'est à dire très "stables").
A côté des hadrons la physique contemporaine reconnaît un (et un seul) autre type de particule de matière: ce type correspond aux leptons chargés, qui sont tous porteurs de la même charge électrique élémentaire. Les leptons chargés ne sont qu'au nombre de deux: le muon et l'électron.
Seul l'électron possède une durée de vie quasi éternelle. C'est lui qui va nous intéresser ici tout particulièrement, car c'est lui qui est porteur de mémoire.
Charon a pu démontrer au cours de ses recherches que l'électron déforme l'espace autour de lui à la manière d'un trou noir, en ce sens que l'espace se ferme complètement. ?

Enfin pour que cette image soit plus conforme encore au modèle mathématique des hadrons, il faut ajouter que le tourbillon possède une frontière qui est en pulsation radiale.
Comme pour le hadron, on doit noter que la courbure de l'espace est limitée à l'électron lui même, il n'y a pas d'effet de courbure se prolongeant hors des frontières de l'électron. L'électron forme un véritable univers à lui tout seul, dont l'espace est complètement isolé de l'espace extérieur. Aucun objet ne peut pénétrer ou sortir de cet espace, c'est un espace "fermé". ??
Mais alors, si ce micro-univers électronique est complètement "fermé", comment peut-il interagir avec l'extérieur, avec le reste de l'univers?. Et, plus simplement, comment peut-il interagir avec les autres électrons présents dans l'Univers, interactions dont l'expérience montre bien l'existence (répulsion électrostatique entre deux électrons par exemple) ?.
La réponse s'appuie sur une idée émise par Richard Feyman et confirmée par Charon. Le micro-univers électronique n'est pas vide (sinon l'espace qui l'enferme ne serait pas courbé), il contient comme notre propre univers de la matière et du rayonnement. Il contient notamment ce que l'on appelle le "rayonnement noir", qui est une sorte de gaz de photons ayant toutes les vitesses et toutes les directions, et définissant une température T dite température du rayonnement noir de l'espace.
Pour notre propre univers cette température est de l'ordre de trois degrés kelvin (-270 degrés Celsius), et elle diminue progressivement avec le temps, au fur et à mesure qu'augmente le rayon de notre univers en expansion.
Pour le micro univers électronique, la température du rayonnement noir de l'espace (électronique) est beaucoup plus élevé entre 70 millions et 650 milliards de degrés, pendant que le micro univers électronique subit, lui aussi, des expansions et des contractions successives... mais avec une période de pulsation radiale quelque 10 40 plus faible que notre univers ! ??
Voici comment intervient la répulsion de deux électrons: Un photon noir de l'un des électrons va échanger sa vitesse avec celle d'un photon noir de l'autre électron ayant la même vitesse absolue que le premier photon, mais de signe contraire. Feyman dira qu'il y a échange de photons virtuels, ce qui signifie que "rien" n'est passé en fait d'autre qu'une information d'un électron à l'autre. On est en présence d'une véritable interaction à distance qui se produit entre photons noirs correspondants des deux micro-univers électroniques.
L'effet global de cet échange de photons virtuels est, que chaque électron est soumis à une force tendant à l'écarter de l'autre électron.
Or le rayonnement enfermé dans le micro univers électronique ne demeure pas toujours un pur rayonnement "noir"; il est capable d'accroître sans cesse son ordre (il accroît sa néguentropie), en collectant une information de plus en plus riche, information se traduisant précisément par certains états définis du rayonnement enfermé dans l'univers électronique. Par ailleurs, l'électron va être capable d'échanger cette information à distance avec d'autres électrons, suivant un principe identique à celui utilisé dans l'interaction à distance purement électrostatique. Cet échange d'états informationnels est capital.
Par ailleurs que se passe-t-il dès que l'on a franchi un trou noir?; On constate d'après les études théoriques des équations de la relativité, que le temps et l'espace habituellement considérés dans notre univers inversent brusquement leurs rôle.
En d'autres termes, un voyageur est ici prisonnier dans un univers cyclique, où périodiquement, à chaque "tour" du "trou noir", il vivra les mêmes événements.
Le temps s'écoule dans le trou noir en "sens inverse" de notre propre temps. Autrement dit, les phénomènes physiques dans le trou noir se déroulent en remontant le temps.
Il y a à ceci des conséquences importantes.
La plus significative est sans doute celle ci: Notre Univers de la Matière voit les phénomènes se dérouler en entropie croissante; l'évolution dans un univers où le temps a changé de signe conduirait au contraire à des phénomènes à entropie décroissante.
Traduit dans le langage de l'information, cela signifie que, dans notre espace de la matière, celui de notre propre univers, un système isolé ne peut évoluer qu'en perdant de l'information; tandis que dans un trou noir, un système isolé évoluera vers toujours plus d'information sur son état.
Et ce n'est pas tout. Nous avons vu que nous sommes en présence d'un espace temps "cyclique". L'information stockée dans cet espace, celle qui a été enregistrée à chaque seconde, sans jamais pouvoir se perdre, au cours du déroulement du temps va revenir et être donc à nouveau dans le paysage informationnel de notre explorateur.
Cela n'est-il pas tout simplement le mécanisme de la mémoire: les informations sont sans cesse enregistrées et peuvent ensuite être remémorées, à un instant ultérieur, comme au cours d'une sorte de retour du temps passé vers l'instant vécu c'est à dire vers le présent.
Ainsi donc l'électron, qui est un micro trou noir est porteur d'information mémorielle, depuis la nuit des temps, et depuis tout le parcours cosmo- exo- biologique.
Or notre corps dense est composé d'atomes et donc d'électrons. Ces atomes et ces électrons sont en vibration perpétuelles, ainsi qu'en pulsation radiaire .
Si les vibrations de cet univers électronique, nous parent d'un corps vibratoire subtil, harmonique au corps grossier; les pulsations radiaires du trou noir électronique remémorent en nous tout le passé prébiographique et biographique.
L'harmonisation de toutes ces molécules est le rôle du champ morphique, immatériel, tout comme l'aimant dans le jeu des épingles. Il coordonne les multiples informations que nous avons en nous.
La dynamique des particules : le spin.
Chaque particule étudiée par les physiciens comporte, parmi les nombres entiers et demi entiers servant à décrire ses propriétés, un nombre particulièrement important qu'on nomme le spin.
L'idée que l'on peut se faire du spin est toujours celle d'Uhlenbeck et Goudsmidt, qui ont "inventé" le spin en 1925. Les particules ressemblent aux planètes ou aux étoiles, elles tournent autour de leurs axes à la manière d'une toupie; d'où le mot de "spin", qui signifie précisément en Anglais " tourner comme une toupie".
Mais à la différence des planètes, des étoiles ou des toupies, qui peuvent tourner à n'importe quelle vitesse pour une masse donnée, les particules sont astreintes à ne tourner qu'à certaines vitesses précises, dépendant elles-mêmes de la masse de la particule.
Il faut que leur énergie de rotation, multipliée par leur période de rotation, soit toujours multiple de la moitié de la constante de Planck.
On appelle spin ce produit de l'énergie par la période, et on dit que le spin d'une particule peut, par conséquent, avoir les valeurs : 1/2; 1 ; 3/2; 2...., quand on exprime le spin avec pour unité la constante de Planck (divisée par 2 Pi) .
Le spin offre cette particularité qu'on ne paraît pas capable de déterminer de manière absolue à partir de sa valeur: le sens de rotation de la particule tournant sur elle-même comme une toupie.
Il n'en est pas de même dans un système formé de plusieurs particules. En effet quand on considère un système formé de plusieurs particules, il doit y avoir en physique conservation du spin total; de même ce spin ne peut plus changer sauf si le système interagi avec une ou plusieurs particules situées hors du système.
Il est possible dans l'espace fermé d'un électron et sans apport d'une énergie ou impulsion extérieure de changer simultanément les signes des spins d'un nombre pair de photons du rayonnement noir qu'il contient, pourvu que ces photons aient des spins égaux mais de signes contraires. L'électron fonctionne librement sur les propres informations qu'il possède. C'est ce que Charon appelle le conscience de l'électron.
Mais des échanges extérieurs sont également possibles. Par exemple le photon d'un électron voisin passe du spin +1 au spin + 2, pendant que simultanément notre photon initial passe du spin -1 au spin-2. Il y a conservation du spin total certes, mais notre électron initial a enrichi son information et fait croître sa néguentropie.
Ainsi, en échangeant toujours plus avec son milieu extérieur, l'espace d'un électron du début du monde a pu devenir toujours plus conscient, plus néguentropique jusqu'à ce que cette conscience devienne suffisante pour 'inventer" des machines, des molécules, qui intensifieront encore, en qualité et en quantité, ses échanges avec le monde extérieur qui l'entoure.
Ainsi les spins multiples contiennent les descriptions des états constitutifs élémentaires. Ainsi le spin 2 contient non seulement des ondes spécifiques caractéristiques de cet état de spin 2, mais encore les ondes ordinaires de spin 1, c'est à dire le rayonnement électromagnétique habituel. La croissance d'information ajoute donc à la conscience de l'électron.
Son action sur le milieu extérieur quant à elle s'effectue par le mécanismes d'échanges virtuels avec les photons extérieurs, véritable télécommande.
Quant à l'énergie nécessaire le photon va la récupérer dans le rayonnement noir environnant. Pour ce faire, il devra confiner ce rayonnement noir autour d'une "membrane". Cette membrane est en fait topologique, asymétrique. On sait que toute molécule est dite lévogyre ou dextrogyre, c'est à dire asymétrique, processus dit de "polarisation".

Or, la polarisation est une propriété qui définit une direction spatiale associée à un photon, ou à un faisceau de photons, de la même manière que le spin définit une direction spatiale associée à une particule matérielle.
Imaginons des photons porteurs de "lances"( qui permettent en quelque sorte de matérialiser leur spin) et que ces photons doivent "passer" au travers de filtres polarisés. On peut imaginer les filtres polarisés comme des stores vénitiens.
Comme le spin d'une particule au niveau quantique, la polarisation d'un photon dans une direction ou dans une autre est une propriété "oui/non". Soit elle est polarisée dans une certaine direction (verticalement) soit elle ne l'est pas. Les photons qui franchissent un store vénitien doivent être bloqués par un autre disposé à angle droit. Si le premier polariseur est semblable à un store vénitien à lamelles horizontales, le second sera à lamelles verticales. Ainsi la lumière ne passe pas.
Mais imaginons que le second polariseur soit disposé avec des lamelles à 45° par rapport à celles du premier et bien les photons qui arrivent sur ce deuxième polariseur devient tous de 45° alors qu'ils ne devraient pas passer selon le concept classique.
En effet le concept quantique est différent qui dit que chaque photon a 50% de chance de franchir le polariseur mal aligné, et la moitié des photons y parviennent. Mais intervient alors un phénomène des plus étranges. Les photons qui sont parvenus à passer ont en fait été tordus. Ils sont désormais polarisés à 45° par rapport au premier polariseur. Et bien évidemment s'ils rencontrent maintenant un polariseur perpendiculaire au premier, la moitié des photons va passer la barrière et seront "tordus" par rapport au deuxième filtre.
Pour agir c'est à dire pour exécuter les mouvements spécifiques au vivant, l'électron a besoin de disposer autour de lui d'énergie, c'est à dire d'un milieu à température suffisante. Il facilitera la création et le confinement de ce milieu "chaud" en utilisant, pour abriter les structures qu'il édifie, des carbones asymétriques.
Un seul carbone ne fait que faiblement tourner la plan de polarisation du rayonnement; mais dans les très longues chaînes carbonées, comme celles des protéines vivantes, les électrons pourront disposer de micro régions de l'espace capables de complètement confiner la rayonnement noir, comme à l'aide d'une véritable membrane topologique.
Or dans un espace à topologie non plane, une ligne droite devient une hélice spiralée. Une chaîne droite quelconque y prend donc une forme hélicoïdale. C'est donc par ses phénomènes de polarisation que le carbone asymétrique a la possibilité de modifier la topologie de l'espace et par là même de confiner du rayonnement noir nécessaire aux électrons et à leur conscience..
Grâce à la polarisation, facteur de brisure de symétrie, la matière elle-même appartient à la loi d'harmonie Universelle qui régit l'énergie. Mais ce fait n'est pas pour nous étonner puisque nous savons que matière et énergie ne sont qu'une seule et même chose reliée au vide quantique par la "fluctuation" quantique.
Théorie de l'unification des particules et des forces.
Les physiciens des particules s'intéressent maintenant à l'unification des particules et des forces. On sait qu'il y a trois types de particules fondamentales: les quarks qui sont des particules lourdes, les électrons et les neutrinos; et nous venons de voir les quatre forces qui viennent agir entre ces particules.
Aujourd'hui, dans notre univers refroidi à 3° Kelvin, les particules dont nous avons parlé sont absolument distinctes; on ne peut pas confondre un quark et un neutrino, et les forces sont tout à fait distinctes dans leur comportement et dans leurs propriétés, mais la théorie des particules montre que si le niveau de l'énergie est élevé, alors des unifications vont se produire. Mais ici les prédictions numériques sont fabuleuses.
Ce sont 10 15 Gevs qui sont nécessaires, et actuellement les expérimentateurs n'obtiennent pas ces puissances dans les accélérateurs de particules, car cette énergie est équivalente à 10 28 en degrés absolus. Cependant si la théorie du big bang est vraie, l'univers a connu ces températures et donc, a connu l'état d'unification.
Le problème qui se pose est alors: quelle est l'origine de l'énergie elle-même et notamment de l'énergie qui a produit le Big bang?. Physiciens et astrophysiciens étudient cette ultime étape et font appel au Vide, bien évidemment au Vide Quantique. Dans ce type de vide, il y a une énergie formidable mais c'est le domaine de l'indéterminisme: les notions de temps, d'espace, d'entropie y sont quantifiés, c'est à dire que nous ne savons plus utiliser ces notions pour décrire la physique.
Mais dans ce vide quantique des premiers instants de l'univers, la gravitation est négative, répulsive. et nous trouvons là une idée satisfaisante. La gravitation est une force qui doit pouvoir s'identifier à la force électromagnétique aux très hautes énergies. Or, nous savons bien que la force électromagnétique est aussi bien attractive que répulsive; deux charges de même signe se repoussent et deux charges de signes différents s'attirent.
La réserve d'énergie gravitationnelle négative va rendre le vide explosif, et c'est là l'origine même du big bang et l'origine de l'univers lui- même.
Alors l'univers peut être une fluctuation énergétique du vide quantique, puisque le vide a une charge électrique et une énergie nulle.
Le vide quantique est le siège d'un véritable fourmillement de particules virtuelles, nées de ses fluctuations mais de vie bien trop brève pour émerger de la réalité. Nous sommes au niveau du bouillonnement quantique. ? ?
Toute connaissance repose sur le processus de comparaison, sur l'existence d'un référentiel. Le UN initial est inconnaissable. La première brisure totale de sa symétrie est le premier pas vers la connaissance de l' Univers.
Mais de quelle manière une symétrie peut-elle être brisée?
C'est
le magnétisme qui nous en offre le meilleur exemple. Imaginons qu'une
barre d'une matière magnétique contienne un nombre gigantesque
de minuscules aimants, correspondant aux atomes individuels. Quand on la chauffe,
ces minuscules aimants tournent et se bousculent les uns les autres, au hasard,
s'orientant dans "toutes" les directions, et il n'y a pas de champ
magnétique d'ensemble par rapport à la barre, puisqu'il n'y a
pas d' ordonnancement. Cet aspect qui occupe toutes les directions possibles
est appelé "symétrique".
Mais, quand on refroidit la barre au dessous d'une certaine température, dite de Curie, elle adopte soudain un état ordonnancé, magnétisé, et tous les aimants internes s'alignent. On dit qu'il y a brisure de symétrie.
La brisure de symétrie signe donc l'ordonnancement, tel que nous le concevons. ?On peut dire que la brisure de symétrie s'est constituée lorsqu'au moment du refroidissement qui a succédé au big bang le choix s'est fait entre la "manifestation" de la matière par rapport à l'antimatière.
Comment l'Univers est-il une fluctuation du vide ?.
L'univers et tout ce qu'il renferme pourrait n'être qu'une de ces fluctuations du vide qui permettent à des collections de particules de se matérialiser à partir de rien, d'exister pendant un moment, puis d'être réabsorbées par le vide.
L'idée est très proche de celle voulant que l'univers soit gravitationellement fermé. ?
Un univers qui est né dans la boule de feu du big bang, qui est en expansion pendant un moment, puis qui se recontracte en une boule de feu et disparaît, est une fluctuation du vide, mais à une très grande échelle.
Si l'Univers est exactement équilibré sur le champ gravitationnel entre l'expansion indéfinie et le réeffondrement ultime, alors l'énergie gravitationnelle négative de l'univers doit annuler précisément l'énergie de masse positive de toute la matière qu'il renferme.
Au XIX° siècle, Boltzmann supposa que puisque l'univers devait se trouver en équilibre thermodynamique, mais que manifestement il ne l'est pas, son apparence actuelle résulterait d'une déviation temporaire de l'équilibre, admise par les règles statistiques, pourvu que l'équilibre soit maintenu dans l'ensemble à long terme.
Des variations sur ce thème apparurent dont celle de John Gribbin, reprise par Tryon. Celui ci soulignait à l'époque que si l'univers a une énergie nette égale à zéro alors la durée de son existence , en accord avec la formule: Delta E delta T = h barré, peut Etre vraiment longue.
En dépit des espoirs initiaux de Tryon, les calculs suggéraient que tout nouvel "univers quantique" constitué comme une fluctuation du vide serait réellement minuscule, un phénomène de durée de vie courte n'occupant qu'un petit volume de l'espace-temps.
Mais les cosmologues découvrirent ensuite une façon d'amener un univers minuscule à devenir, grâce à une expansion spectaculaire, aussi vaste que l'univers dans lequel nous vivons, en moins de temps qu'il n'en faut pour cligner de l'oeil.
L'idée originale est due à Alan Guth. Elle remonte à la représentation d'une phase de l'univers très chaude et très dense au sein de laquelle toutes les interactions de la physique (sauf la gravité; la théorie n'incluant pas encore la suprasymétrie) participaient à une interaction symétrique. Quand l'univers commença à refroidir, la symétrie fut brisée et les forces fondamentales de la nature: EMG et forces nucléaires fortes et faibles poursuivirent des voies distinctes.
Il s'agit ici des tout débuts de l'univers avant 10-35 sec., quand la "température" devait être supérieure à 1028 K. ????
L'expansion due à la rupture de symétrie doit avoir été exponentielle, doublant la taille de chaque volume minuscule de l'espace toutes les 10-35 secondes. En un laps de temps très inférieur à la seconde, cette expansion galopante devait avoir gonflé une région de la taille d'un proton à la taille de l'univers observable aujourd'hui.
La version initiale de l'univers de Guth ne tente pas d'expliquer d'où vient la minuscule bulle originale, mais J Griffin est enclin à établir un parallèle entre ce concept et une fluctuation du vide telle que l'a décrite Tryon.
L'univers et les mondes multiples
C'est l'interprétation de l'expérience du chat de Schrödinger ou plus exactement des chats qui amène ce fait. ????
L'interprétation d'Everett accepte sans restriction les équations quantiques et affirme que les deux chats sont réels.
Il y a un chat vivant et un chat mort qui se trouvent dans des mondes différents. L'importance du travail d'Everett publié en 1957, est lié au fait qu'il retint cette idée apparemment choquante et qu'il la formula sur une base mathématique solide en utilisant les règles établies de la théorie quantique.
Le monde d'Everett est l'une des nombreuses réalités concrètes, où tous les mondes sont tout aussi réels, et où le héros lui même ne peut pas passer d'une réalité à la suivante. Mais la version d'Everett relève de la science et non de la science-fiction. ??Retournons à l'expérience fondamentale en physique quantique, à l'expérience des deux trous.
Même dans le cadre de référence de l'interprétation de Copenhague, le modèle d'interférence, qui s'inscrit sur l'écran lorsqu'une particule se déplace dans l'appareil, est expliqué comme une interférence due à deux réalités alternatives.
Dans l'une d'elles la particule passe par le trou A, dans l'autre il passe par le trou B. Quand nous observons les trous, nous constatons que la particule ne traverse que l'un d'entre eux, et qu'il n'y a pas d'interférence. Mais comment la particule choisit-elle par quel trou passer? D'après l'interprétation de Copenhague, elle choisit au hasard en accord avec les probabilités quantiques.
D'après l'interprétation des mondes multiples, elle ne choisit pas. Confrontée à un choix au niveau quantique, non seulement la particule elle même mais encore l'ensemble de l'univers se scindent en deux versions. Dans un univers la particule passe par le trou A, dans l'autre elle passe par le trou B. Dans chaque univers il y a un observateur qui voit la particule passer par un seul trou. Apres quoi, les deux mondes sont séparés à jamais, n'entretiennent plus aucune interaction; c'est pourquoi il n'y a pas d'interférence sur l' écran de l'expérience.
Par ailleurs, l'interprétation d'Everett ne dit pas que notre choix relatif à la composante du spin à mesurer contraint la composante du spin à l'autre bout de l'univers à adopter de manière magique un état complémentaire, mais plutôt qu'en choisissant quelle composante du spin mesurer nous choisissons dans quelle branche de la réalité nous vivons.
Tachyons et univers superlumineux
Les murs vibratoires
C'est vers 1950, que se sont posés les problèmes du mur du son.
Certaines considérations de physique fondamentale théorique poussent dès lors les physiciens à envisager le franchissement du mur de la lumière.
On sait que la nature et la vitesse (300.000 km/sec) de celle ci se situe au coeur de la relativité, décrite par Einstein.
Feinberg et la théorie des tachyons.
Feinberg suppose un observateur immobile. Il observe une particule qui se déplace par rapport à lui avec une grande vitesse inférieure à celle de la lumière. D'après la relativité, l'énergie de cette particule mesurée par lui, est beaucoup plus grande que celle qu'elle aurait si elle était immobile et qui serait e= MC2.
Feinberg suppose qu'il existe de l'autre côté du mur de la lumière des particules qui vont toujours plus vite que la lumière et jamais moins vite. En se basant sur les formules habituelles de la relativité, il montre que de telles particules auraient une énergie et une quantité de mouvement (impulsion) réelles, donc mesurables par un physicien.
Ainsi le mur de la lumière constituerait donc la frontière séparant deux univers, celui des particules souslumineuses - c'est à dire le nôtre - et celui des particules superlumineuses, ou tachyons. Le mur de la lumière constitue en lui-même un univers, celui des luxons, avec son espace-temps différent du nôtre.
La relativité superlumineuse de R. Dutheil.
R. Dutheil a tenté depuis 1972 d'édifier une théorie de la relativité qui s'appliquerait à l'autre côté du mur de la lumière. Une telle possibilité est réelle. Il y a deux façons - et deux seulement - de concevoir la théorie de la relativité restreinte: une souslumineuse et une superlumineuse. Einstein n'a développé que la première.
Dans la matière superlumineuse, des propriétés nouvelles et fantastiques apparaissent. L'espace-temps superlumineux se situe à l'extérieur du cône, dans l'ailleurs. Ici la vitesse est infinie, mais ne peut descendre en dessous de la vitesse de la lumière. Pour un individu, sa ligne d'univers se confond avec l'axe de l'espace.
Ainsi pour R. Dutheil existent trois univers:
- Notre Univers souslumineux
- L'univers des photons (et peut être des neutrinos) associé au mur de la lumière, où le temps et l'espace sont déjà très différents: le temps vécu pour un photon serait toujours nul, ni spatial ni temporel.
- Le troisième univers, hypothétique avec son espace-temps spécifique, serait celui des tachyons ou particules superlumineuses.
Cette hypothèse est cependant en phase de devenir une réalité. En effet la mise en évidence expérimentale des tachyons est entrée dans une phase nouvelle: Depuis 1980, le Pr Jacques Steyaert de l'institut de physique nucléaire de l'Université de Louvain-La-Neuve poursuit ses travaux dans ce sens.
J. Steyeart a donné le nom d'effet tachyo-électrique au phénomène qu'il a découvert. Les recherches se poursuivent actuellement pour confirmer l'effet tachyo-électrique
Ainsi, l'univers luxonique ou lumineux est en quelque sorte l'interface des deux autres, servant de "miroir" aux deux autres. Costa de Beauregard exprime ce fait dans le "Second principe de la science du temps", où il écrit:" La trame du cosmos matériel n'est pas à ce point serré qu'elle se suffise à elle même et la matière habituelle serait en fin de compte beaucoup plus un revers qu'un avers.
Ainsi, le paradoxe E.P.R. s'explique. Les photons distants de quinze mètres peuvent se communiquer instantanément leur position grâce à une information voyageant à une vitesse superlumineuse.
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